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ImmoGest · Guide Fiscalité Locative

Micro-foncier vs Régime Réel 2026 :
Comment Choisir ?

Pour vos revenus locatifs issus d'une location nue, vous avez le choix entre deux régimes fiscaux : le micro-foncier et le régime réel. Ce choix peut représenter plusieurs milliers d'euros d'écart d'imposition par an. Ce guide vous explique les différences, les conditions et vous aide à choisir selon votre situation en 2026 — avec un simulateur intégré.

8 min de lecture Mis à jour avril 2026 Barèmes 2026 à jour

1. Qu'est-ce que les revenus fonciers ?

Les revenus fonciers désignent les loyers perçus dans le cadre d'une location nue (non meublée). Ils sont soumis à l'impôt sur le revenu dans une catégorie spécifique et s'ajoutent à vos autres revenus pour le calcul de votre imposition. À ne pas confondre avec les revenus de location meublée, qui relèvent des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) et du statut LMNP.

L'imposition des revenus fonciers suit une formule simple : vous payez votre Tranche Marginale d'Imposition (TMI) plus les prélèvements sociaux de 17,2 % sur votre revenu foncier imposable. La différence entre les deux régimes tient uniquement à la façon dont ce revenu imposable est calculé.

Location nue vs location meublée : Ce guide concerne exclusivement la location nue (appartement ou maison sans mobilier suffisant). Si vous louez un logement meublé, vos revenus relèvent du régime BIC (micro-BIC ou réel LMNP) — consultez notre guide LMNP complet.

2. Le micro-foncier : abattement 30 % et simplicité

Le régime micro-foncier s'applique automatiquement si vos revenus fonciers bruts annuels n'excèdent pas 15 000 €. Il consiste à appliquer un abattement forfaitaire de 30 % sur vos loyers, censé représenter forfaitairement l'ensemble de vos charges. Vous déclarez les 70 % restants comme revenu imposable.

Sa grande force est la simplicité déclarative : vous renseignez uniquement le montant brut de vos loyers sur votre déclaration de revenus (case 4BE). L'administration calcule automatiquement l'abattement et le revenu imposable. Aucun justificatif de charges, aucune comptabilité.

Exemple micro-foncier — loyers 10 000 €/an, TMI 30 % :
Loyers bruts : 10 000 €
Abattement 30 % : − 3 000 €
Base imposable : 7 000 €
IR (30 %) : 2 100 € | Prélèvements sociaux (17,2 %) : 1 204 €
Impôt total : 3 304 €/an

Le micro-foncier est avantageux si vos charges réelles sont inférieures à 30 % de vos loyers bruts — ce qui est rare dès que vous avez un crédit immobilier en cours. Si vous n'avez pas d'emprunt, peu de travaux et que la gestion est simple, c'est souvent la meilleure option.

Attention à l'incompatibilité : Le micro-foncier n'est pas accessible si vous possédez un bien bénéficiant d'un régime spécial (Monuments Historiques, Malraux, défiscalisation Borloo…). Dans ce cas, tous vos biens relèvent obligatoirement du régime réel.

3. Le régime réel : charges déductibles et déficit foncier

Le régime réel foncier vous permet de déduire l'ensemble de vos charges réelles de vos loyers bruts. Si vos charges dépassent 30 % de vos loyers, ce régime est systématiquement plus avantageux — et si elles dépassent 100 % de vos loyers, vous créez un déficit foncier qui réduit votre revenu global.

Le régime réel s'applique obligatoirement si vos revenus fonciers bruts dépassent 15 000 € par an. En dessous de ce seuil, vous pouvez choisir de l'appliquer volontairement — mais attention, l'option est irrévocable pendant 3 ans et s'applique à l'ensemble de vos biens en location nue.

Exemple régime réel — mêmes loyers 10 000 €/an, TMI 30 % :
Loyers bruts : 10 000 €
Intérêts d'emprunt : − 2 800 €
Taxe foncière : − 900 €
Assurance PNO + charges copro : − 600 €
Base imposable : 5 700 €
IR (30 %) : 1 710 € | Prélèvements sociaux (17,2 %) : 980 €
Impôt total : 2 690 €/an — économie de 614 €/an vs micro-foncier

4. Quelles charges sont déductibles au régime réel ?

Au régime réel, les charges déductibles sont strictement encadrées. Elles doivent concerner le bien loué, être payées dans l'année fiscale et être justifiées par des pièces (factures, relevés).

Type de chargeDéductible ?Précisions
Intérêts d'emprunt✓ OuiIntérêts uniquement — pas le capital remboursé
Assurance emprunteur✓ OuiProportionnelle à la part locative si résidence mixte
Taxe foncière✓ OuiUniquement la part propriétaire, pas les ordures ménagères
Frais de gestion locative✓ OuiAgence, plateforme, honoraires de mise en location
Charges de copropriété✓ Oui (partielles)Uniquement les charges non récupérables sur le locataire
Assurance PNO✓ OuiPropriétaire Non Occupant
Assurance loyers impayés✓ OuiPrime annuelle déductible
Travaux d'entretien et réparation✓ OuiRemise en état, remplacement à l'identique
Frais de procédure✓ OuiHonoraires d'avocat en cas de litige avec un locataire
Travaux de construction✗ NonAgrandissement, surélévation — non déductibles
Prix d'acquisition du bien✗ NonPas d'amortissement en location nue (contrairement au LMNP)
Capital remboursé✗ NonSeuls les intérêts sont déductibles

5. Le déficit foncier : réduire son impôt global

Le déficit foncier est l'un des rares mécanismes légaux permettant de réduire son revenu global imposable grâce à l'immobilier. Il survient au régime réel quand vos charges déductibles hors intérêts d'emprunt dépassent vos loyers bruts.

Ce déficit est imputable sur votre revenu global dans la limite de 10 700 € par an. Depuis 2023, ce plafond est porté à 21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique (logements classés E, F ou G). L'excédent est reportable sur vos revenus fonciers des 10 années suivantes.

Exemple de déficit foncier :
Loyers bruts : 8 000 €
Charges hors intérêts : 6 500 € (travaux importants)
Intérêts d'emprunt : 3 200 €
Résultat foncier : 8 000 − 6 500 − 3 200 = − 1 700 €

→ Le déficit de 1 700 € s'impute sur le revenu global
→ À TMI 30 % : économie de 510 € d'IR supplémentaires
Règle importante : La part du déficit provenant des intérêts d'emprunt ne peut s'imputer que sur les revenus fonciers des 10 années suivantes — pas sur le revenu global. Seul le déficit généré par les autres charges (travaux, taxe foncière, assurances) est imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 €.

6. Simulateur : comparez les deux régimes

Comparer micro-foncier vs régime réel Gratuit

7. Tableau comparatif complet

CritèreMicro-foncierRégime réel
Plafond de revenus15 000 €/anAucun
Base imposableLoyers × 70 %Loyers − charges réelles
Intérêts d'empruntNon déductiblesDéductibles
Taxe foncièreNon déductibleDéductible
Travaux d'entretienNon déductiblesDéductibles
AssurancesNon déductiblesDéductibles
Déficit foncierImpossibleJusqu'à 10 700 €/an sur revenu global
Amortissement du bienImpossibleImpossible (contrairement au LMNP)
Complexité déclarativeTrès simple (1 case)Déclaration 2044 détaillée
IrrévocabilitéOption réel : 3 ansObligatoire si > 15 000 €
Optimal siCharges < 30 % des loyersCharges > 30 % des loyers

8. Comment choisir selon votre situation ?

La règle de décision est simple : comparez vos charges réelles avec 30 % de vos loyers. Si vos charges dépassent 30 %, le régime réel est plus avantageux. Si elles sont inférieures, le micro-foncier peut suffire — et vous épargne toute comptabilité.

Cas 1 — Vous avez un crédit immobilier en cours

Le régime réel est presque toujours meilleur. Les intérêts d'emprunt représentent souvent à eux seuls 20 à 35 % des loyers bruts, auxquels s'ajoutent taxe foncière et assurances. Le total dépasse presque systématiquement 30 %.

Cas 2 — Vous avez réalisé des travaux importants

Le régime réel est indispensable. Les travaux d'entretien et de réparation sont intégralement déductibles et peuvent créer un déficit foncier imputable sur votre revenu global. C'est le levier fiscal le plus puissant de la location nue.

Cas 3 — Vous n'avez pas de crédit et peu de charges

Le micro-foncier est probablement suffisant. Si vos seules charges sont la taxe foncière et une assurance, elles représentent rarement plus de 15 à 20 % des loyers. L'abattement de 30 % vous est alors favorable — et la simplicité déclarative est un vrai avantage.

Cas 4 — Vos revenus dépassent 15 000 €

Vous relevez obligatoirement du régime réel. Assurez-vous de bien conserver toutes vos factures et justificatifs de charges, et envisagez de vous faire accompagner d'un conseiller ou d'un expert-comptable pour optimiser votre déclaration.

Tip : Même si vous êtes en dessous du seuil de 15 000 €, faites toujours une simulation avant de choisir. Notre simulateur ci-dessus vous donne la réponse en 30 secondes. Si le régime réel économise plus de 200 € par an, il vaut la peine d'opter pour lui malgré la complexité déclarative légèrement supérieure.
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9. Questions fréquentes

Quel est le seuil pour bénéficier du micro-foncier en 2026 ?
Le micro-foncier est accessible si vos revenus fonciers bruts annuels n'excèdent pas 15 000 €. Ce seuil s'apprécie sur l'ensemble de vos biens en location nue, y compris les parts de SCPI. Au-delà, le régime réel est obligatoire. En dessous, vous avez le choix — le micro-foncier s'applique par défaut.
Quelles charges peut-on déduire au régime réel foncier ?
Au régime réel, vous pouvez déduire les intérêts d'emprunt, l'assurance emprunteur, la taxe foncière, les frais de gestion (agence, plateforme), les charges de copropriété non récupérables, les primes d'assurance PNO et loyers impayés, les travaux d'entretien et de réparation, et les frais de procédure. En revanche, le capital remboursé, les travaux d'agrandissement et le prix d'acquisition ne sont pas déductibles.
Le régime réel foncier est-il irrévocable ?
Si vous optez volontairement pour le régime réel (revenus sous 15 000 €), l'option est irrévocable pendant 3 ans. Elle s'applique à l'ensemble de vos biens en location nue. Passé ce délai, vous pouvez revenir au micro-foncier. Si vous dépassez 15 000 €, le passage au réel est automatique et obligatoire.
Comment fonctionne le déficit foncier en 2026 ?
Le déficit foncier survient quand vos charges déductibles (hors intérêts d'emprunt) dépassent vos loyers. Il est imputable sur votre revenu global dans la limite de 10 700 €/an (21 400 € pour travaux de rénovation énergétique). L'excédent est reportable sur vos revenus fonciers des 10 années suivantes. Uniquement possible au régime réel.
Micro-foncier ou régime réel : lequel choisir ?
Si vos charges réelles dépassent 30 % de vos loyers bruts, le régime réel est presque toujours plus avantageux. Si vous avez un crédit en cours, c'est quasi-systématiquement le cas. Utilisez le simulateur intégré dans ce guide pour comparer les deux régimes selon votre situation précise en 30 secondes.